Critique DVD : Aftershock, l’enfer sur Terre

Julien 12 novembre 2013 0
Critique DVD : Aftershock, l’enfer sur Terre

Réalisateur : Nicolas Lopez
Acteurs : Eli Roth, Andrea Osvart, Ariel Levy
Genre : Horreur, Thriller
Sortie française : 13 Novembre 2013 (en DVD)
Pays de production : USA, Chili
Durée : 1h29
Classification : -16 ans

Eli Roth, grand ami de Quentin Tarantino, que l’on n’avait pas vu depuis un certain temps reviens mais cette fois-ci, devant la caméra. Il est aussi au scénario et l’on retrouve à la réalisation Nicolas Lopez, dont c’est le premier film. Aftershock nous relate donc l’histoire d’un groupe de jeune lors du terrible tremblement de terre survenu au Chili en 2010.

Synopsis : Un groupe de jeunes touristes américains débarque au Chili pour profiter des filles, de la fête et du soleil. Un soir, alors qu’ils s’éclatent en boîte de nuit, un terrible tremblement de terre ravage toute la ville qui devient un territoire dangereux où les touristes sont des proies. Ce qui devait être un voyage de rêve va devenir leur pire cauchemar…

Le Phénomène Eli Roth

Eli Roth dans Aftershock

Eli Roth dans Aftershock

Une chose est sure : Eli Roth divise ! Son style très gore, le caractère totalement immoral de la saga Hostel… Bref le public est partagé. Personnellement j’apprécie beaucoup ce qu’il fait en tant que réalisateur, car j’aime le regard cru qu’il a sur l’Homme (dans Hostel les riches payent pour satisfaire leurs pulsions meurtrières, on retrouve cette question de la nature humaine dans Aftershock…).

Ici on sent bien la patte du Monsieur avec une première partie assez légère qui ressemble plus à un Very Bad Trip qu’à un film catastrophe et une seconde cauchemardesque et sanglante. Ce schéma narratif fait évidemment penser à Hostel !

Un début poussif

En guise d’introduction, on assiste à une carte postale animée du Chili entre ses vignes, ses paysages, ses night clubs… La première partie n’a donc pas vraiment d’utilité et voir les personnages (assez caricaturaux, notamment le chauve à barbe faisant penser à Alan dans Very Bad Trip) faire la fête pendant une demi-heure devient rapidement gonflant. Surtout que quand on se lance dans ce film, c’est avant tout pour voir un film d’horreur/catastrophe. De plus la première partie ne permet aucune empathie pour les personnages et les grosses ficelles du type  « le père qui reçoit un coup de fil de sa fille » font plus pouffer qu’autre chose.

Enfin l’enfer !

Heureusement ou malheureusement selon le point de vu, arrive enfin le tremblement de terre. Le film change radicalement de style. On assiste à la terreur qui règne dans la boite de nuit souterraine quelques minutes après le tremblement de terre. Les premiers effets gores assez réussi annoncent la couleur : on voulait du sang, on va en avoir. Cependant certaines scènes sont assez ridicules et contrastent avec l’atmosphère d’urgence et d’horreur que voulait instaurer le réalisateur.

Affiche AftershockS’en suit une série de péripéties assez variées, des twists qui, bien que discutables sur le plan de la crédibilité, permettent au film de se renouveler et on ne s’ennuie pas. Car si le film nous vend une histoire tirée de faits réels, difficile de croire que tout ça soit arrivé au même groupe, ou alors ils sont sacrément malchanceux. Mais passons… On assiste finalement à un survival haletant au rythme effréné en suivant ce petit groupe joué par des acteurs convaincants et un Eli Roth en grande forme.

Par-ci, par-là le réalisateur arrive à faire naitre une once d’émotion… trop rapidement annihilée par une scène de violence gratuite !

Aftershock se démarque bien des films catastrophes habituels en abordant un point de vu différent : le film va loin dans l’idée du chacun pour soi, dans la cruauté de l’homme, la paranoïa dans les pires moments. La punchline de l’affiche (assez laide soit-dit en passant) résume assez bien l’idée du film : Plus redoutable que la Nature, craignez la nature humaine…

Côté technique la photographie et la musique sont une catastrophe, le réalisateur réussi à bien composer avec son budget limité à l’aide de beaux décors et de plans rapprochés astucieux.  Certaines scènes sont particulièrement réussies au regard du budget, notamment la scène de la boite de nuit ou encore la scène du funiculaire.

Enfin, si vous avez le courage d’aller au bout, vous serez récompensé par un twist final, finalement assez prévisible, mais plutôt pas mal.

Dans Aftershock, l’enfer sur Terre, on retrouve du très bon, mais également du très mauvais. Un film assez inégal mais qui a l’avantage de ne jamais ennuyé son spectateur et d’offrir un spectacle haletant (pour peu qu’on ne soit pas trop regardant sur les invraisemblances).

Bande-annonce du film Aftershock, l’enfer sur Terre

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